The Longest Day....
La fébrilité est évidente même aussi tôt ce matin au réveil à 5h à St-Didier. Le soleil se lève à peine mais déjà nous savons que ce sera une belle journée ensoleillée pour affronter le Mont-Ventoux. Au fait, vous savez pourquoi nous l'appelons "Ventoux"? simplement à cause du sommet qui est parfois très venteux... souhaitons que pour nous, ce ne sera pas le cas...
Alors vos trois mousquetaires Canadiens comme on dit ici sont au rendez-vous de 5h30 tout comme notre compatriote Breton Didier au lobby de l'hôtel pour prendre le chemin du village de Bedoin. JiPi et Jean dans la Galaxy d'un côté et de l'autre Michel et Didier dans la Renault Scénic. Nous y sommes donc à Bedoin, ce village dont a si souvent parlé Michel et aussi le départ de la montée la plus éprouvante des trois du Ventoux. On prépare les vélos, on gonfle les pneus, arrêt à la boulangerie pour chocolatine et l'étampe des carnets et nous voici en selle pour une longue journée sur la selle....
JiPi avoue ne pas avoir fermé l'œil de la nuit tant il était stressé à l'idée d'affronter le géant de Provence par les 3 versants de la même journée. Votre humble serviteur se dit tant quant à lui que ce sera une montée à la fois et on verra au fur et à mesure. C'est frisquet ce matin et tout le monde porte un manteau pour la montée. Les premiers coup de pédales se font bien et la pente douce mais Didier nous met en garde que c'est de courte durée.... Effectivement c'est de courte durée.... la pente se pointe tout à coup à 8% et sans arrêt, sans break, sans plateau pour récupérer, sans répit la pente se fait assassine et atteint parfois 12% et ce, sur 20km sans arrêt.... C'est pénible et sur la selle je me rappelle des paroles de Lance Armstrong sur Ventoux: "Ventoux is something else..." Absolument.... Ventoux IS something else....
Je monte et sans arrêt on se demande quand ça va cesser... Dans la montée, je vois de grosses escargots sur la chaussée... comme un signe de mes filles: vas-y Papa! Merci les escargots une autre fois! Michel et JiPi sont en jambes et sont en avant alors que je ferme la marche avec Didier. Je dis à Didier: "Pourquoi on fait ça??? c'est si souffrant" La réponse ne vient pas... Elle est trop encrée au fond de nous, ce désir de se dépasser et de ne rien faire de banal.
Finalement le chalet Reynard après 15 kilomètres de montée.... OUF! Un ptit break mais de courte durée car la montée reprend de plus belle jusqu'au sommet et la fameuse antenne blanche alors que le paysage se fait lunaire.... Blanc, de la roche, la stèle de Tom Simpson coureur du tour mort sur le Ventoux et cette antenne que l'on voit mais qui semble inaccessible même avec autant d'ardeur sur la pédale....
JiPi et Michel sont déjà au sommet alors que Didier et moi sommes dans le dernier effort... Difficile surtout dans le dernier 500 mètres à plus de 11% de pente... Mais la vue, cette vue imprenable du haut du géant est la récompense d'autant d'efforts: vue sur les Alpes et sur la Provence... Vue aussi au-dessus des nuages... vraiment... après plus de 3 heures d'efforts quelle finale indescriptible.... Michel ajoutera des photo au blogue pour vous en donner une idée....
Au haut du sommet, votre humble serviteur ne peut se faire à l'idée de refaire deux autres fois cette montée.... Michel et JiPi poursuivent donc pour les cinglés du Ventoux alors que Didier et Jean optent pour descendre par Sault, dans les champs de Lavende et rejoindre Bedoin par les belles gorges de la Nesque.
Les gorges de la rivière Nesque sont fabuleuses et c'est un réel plaisir de pédaler en ses gorges. Il y a beaucoup de touristes à vélo alors on peut s'imaginer en plein coeur de juillet le traffic... Les panoramas à couper le souffle et cette route à flanc de gorge rende la ride fabuleuse.... On rejoindra finalement Bedoin au bout de 5 heures sur la selle et 90 km de vélo majoritairement en montée.
En attendant Michel et JiPi nous prenons le diner de pizza, beer et rosé au village alors que le soleil tape fort et qu'on pense aux efforts que mettent Michel et JiPi. On passe le temps comme on peut alors que vers 16h30 on reçoit l'appel de Michel pour rejoindre nos deux potes au chalet Reynard. La Galaxy et la Scénic montent la pente jusqu'au chalet et nous attendons Michel et JiPi... Michel arrive alors que le patriarche se fait attendre... et attendre et encore attendre... Didier et Jean monte donc pour retrouver JiPi qui a fait une crevaison dans le descente... ouf! ce n'était que ça....
C'est donc mission accomplie pour JiPi et Michel: Cinglés du Ventoux!!! Quel exploit!!! Bravo! Et Michel en plus pour qui c'est sa double couronne! Wow! Chapeau les boyz!!!
Ce n'est pas terminé cependant! Il faut maintenant prendre le chemin du retour pour 1h30 de voiture. On redescend vers St-Victor pour y manger de bon spaghetti avec vino et formage bien sûr!!! C'est bien mérité pour tous avec autant d'effort!!! La journée se termine ainsi et tous tomberont rapidement dans les bras de Morphée after the Longest Day....
par Jean Breton
La fébrilité est évidente même aussi tôt ce matin au réveil à 5h à St-Didier. Le soleil se lève à peine mais déjà nous savons que ce sera une belle journée ensoleillée pour affronter le Mont-Ventoux. Au fait, vous savez pourquoi nous l'appelons "Ventoux"? simplement à cause du sommet qui est parfois très venteux... souhaitons que pour nous, ce ne sera pas le cas...
Alors vos trois mousquetaires Canadiens comme on dit ici sont au rendez-vous de 5h30 tout comme notre compatriote Breton Didier au lobby de l'hôtel pour prendre le chemin du village de Bedoin. JiPi et Jean dans la Galaxy d'un côté et de l'autre Michel et Didier dans la Renault Scénic. Nous y sommes donc à Bedoin, ce village dont a si souvent parlé Michel et aussi le départ de la montée la plus éprouvante des trois du Ventoux. On prépare les vélos, on gonfle les pneus, arrêt à la boulangerie pour chocolatine et l'étampe des carnets et nous voici en selle pour une longue journée sur la selle....
JiPi avoue ne pas avoir fermé l'œil de la nuit tant il était stressé à l'idée d'affronter le géant de Provence par les 3 versants de la même journée. Votre humble serviteur se dit tant quant à lui que ce sera une montée à la fois et on verra au fur et à mesure. C'est frisquet ce matin et tout le monde porte un manteau pour la montée. Les premiers coup de pédales se font bien et la pente douce mais Didier nous met en garde que c'est de courte durée.... Effectivement c'est de courte durée.... la pente se pointe tout à coup à 8% et sans arrêt, sans break, sans plateau pour récupérer, sans répit la pente se fait assassine et atteint parfois 12% et ce, sur 20km sans arrêt.... C'est pénible et sur la selle je me rappelle des paroles de Lance Armstrong sur Ventoux: "Ventoux is something else..." Absolument.... Ventoux IS something else....
Je monte et sans arrêt on se demande quand ça va cesser... Dans la montée, je vois de grosses escargots sur la chaussée... comme un signe de mes filles: vas-y Papa! Merci les escargots une autre fois! Michel et JiPi sont en jambes et sont en avant alors que je ferme la marche avec Didier. Je dis à Didier: "Pourquoi on fait ça??? c'est si souffrant" La réponse ne vient pas... Elle est trop encrée au fond de nous, ce désir de se dépasser et de ne rien faire de banal.
Finalement le chalet Reynard après 15 kilomètres de montée.... OUF! Un ptit break mais de courte durée car la montée reprend de plus belle jusqu'au sommet et la fameuse antenne blanche alors que le paysage se fait lunaire.... Blanc, de la roche, la stèle de Tom Simpson coureur du tour mort sur le Ventoux et cette antenne que l'on voit mais qui semble inaccessible même avec autant d'ardeur sur la pédale....
Chalet Reynard (à 6 km du sommet)
JiPi et Michel sont déjà au sommet alors que Didier et moi sommes dans le dernier effort... Difficile surtout dans le dernier 500 mètres à plus de 11% de pente... Mais la vue, cette vue imprenable du haut du géant est la récompense d'autant d'efforts: vue sur les Alpes et sur la Provence... Vue aussi au-dessus des nuages... vraiment... après plus de 3 heures d'efforts quelle finale indescriptible.... Michel ajoutera des photo au blogue pour vous en donner une idée....
Jean et Didier
Au haut du sommet, votre humble serviteur ne peut se faire à l'idée de refaire deux autres fois cette montée.... Michel et JiPi poursuivent donc pour les cinglés du Ventoux alors que Didier et Jean optent pour descendre par Sault, dans les champs de Lavende et rejoindre Bedoin par les belles gorges de la Nesque.
Les gorges de la rivière Nesque sont fabuleuses et c'est un réel plaisir de pédaler en ses gorges. Il y a beaucoup de touristes à vélo alors on peut s'imaginer en plein coeur de juillet le traffic... Les panoramas à couper le souffle et cette route à flanc de gorge rende la ride fabuleuse.... On rejoindra finalement Bedoin au bout de 5 heures sur la selle et 90 km de vélo majoritairement en montée.
En attendant Michel et JiPi nous prenons le diner de pizza, beer et rosé au village alors que le soleil tape fort et qu'on pense aux efforts que mettent Michel et JiPi. On passe le temps comme on peut alors que vers 16h30 on reçoit l'appel de Michel pour rejoindre nos deux potes au chalet Reynard. La Galaxy et la Scénic montent la pente jusqu'au chalet et nous attendons Michel et JiPi... Michel arrive alors que le patriarche se fait attendre... et attendre et encore attendre... Didier et Jean monte donc pour retrouver JiPi qui a fait une crevaison dans le descente... ouf! ce n'était que ça....
C'est donc mission accomplie pour JiPi et Michel: Cinglés du Ventoux!!! Quel exploit!!! Bravo! Et Michel en plus pour qui c'est sa double couronne! Wow! Chapeau les boyz!!!
Ce n'est pas terminé cependant! Il faut maintenant prendre le chemin du retour pour 1h30 de voiture. On redescend vers St-Victor pour y manger de bon spaghetti avec vino et formage bien sûr!!! C'est bien mérité pour tous avec autant d'effort!!! La journée se termine ainsi et tous tomberont rapidement dans les bras de Morphée after the Longest Day....
par Jean Breton
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