vendredi 13 juin 2014

Dernier tour de piste au Cirque!, 13 juin

Dernier tour de piste au Cirque!

Un détails que j'ai oublié de vous donner depuis notre arrivée est que Michel donne le signal du réveil pour tous. On tend l'oreille à l'escalier fort bruyante et lorsque Michel les descend, on sait que c'est le signal du levé! Ce matin JiPi nous réserve une surprise: sur la cafetière est écrit un ptite note: vous n'avez qu'à appuyer sur le bouton! Tout est prêt! Une belle attention de la part de notre patriarche!

Après le déjeuner, les discussions vont bon train afin de déterminer les plans de la journée. Finalement, une décision commune est prise de prendre la route (en auto!) pour visiter le cirque de Gavarnie. Il ne s'agit bien sûr pas d'un cirque genre cirque du Soleil ou Barnum & Bailey's non! Il s'agit plutôt d'une merveille naturelle grandiose qui nous fait comprendre à quel point l'homme est petit face à la nature. Victor Hugo en parlait ainsi: "C'est une montagne et une muraille tout à la fois, c'est l'édifice le plus mystérieux du plus mystérieux des architectes, c'est le colosseum de la nature, c'est Gavarnie". Lorsqu'on voit ce mur de roc se dresser devant nous en arrivant dans la voiture, c'est saisissant. C'est énorme et il y a cette chute vertigineuse qu'on voit au loin. Je n'ai jamais rien vue de tel! On se met donc en marche pour s'approcher du site et c'est une randonnée assez costaude où on peut voir peiner des Japonais avec leur masque et leur couvre-chef pour se protéger du soleil qui est bien présent et qui rend bien sûr le cirque encore plus beau. Plus on se rapproche du site, plus on sent que l'oxygène se fait rare de par l'altitude et ça monte en plus! Il y a encore de la neige même en juin qui témoigne de l'altitude du cirque. Nous nous donnons le but de se rendre au pied de la fameuse chute... c'est une bonne commande car il y a encore passablement de chemin montant pour s'y rendre mais finalement, une fois rendu, on peut sentir la force de la chute et ses milliers de gouttelettes qui viennent peupeler notre visage! Ça fait du bien! Je me disais à quel point j'aurais aimé que mes deux trésors voient ça... une prochaine fois avec elles peut-être! 














Après quelques photos (ou plutôt quelques centaines par Michel) nous redescendons vers le village de Gavarnie où nous achèterons pain, eau et coca et nous voilà sur le chemin du retour vers la maison après un 2h45 de randonnée sérieuse pour s'en être mis plein les yeux! La route D921 est très sinueuse et étroite en plus des réparations et des fameux cailloux partout!

Pour notre dernier souper en sol Pyrénéen, nous optons pour un cassoulet qui nous achetons tout près de la maison. Pour s'y rendre, il faut emprunter une route encore une fois sinueuse et étroite qui monte en flanc de montagne alors que nous retrouvons la ferme au bout du chemin. Il n'y a pas de doutes, ce sera un cassoulet de campagne fait maison!!

Les séquelles du Tourmalet se font ressentir et après un diner de baguette-jambon-salade, la plupart prennent le chemin d'un ptit repos alors que JiPi le vaillant prépare ses bagages, range son vélo dans son case en plus de partir à la chasse aux mouches! Effectivement, il y a beaucoup de mouches ici et bien que nous en avons déjà assassiné plus d'une, il y en a toujours une ou deux ou trois pour nous troubler l'existence!

Nous sommes en début de soirée et bientôt ce sera l'heure du fameux cassoulet. Notre dernier souper avant de quitter demain midi pour rejoindre la Provence à 6 heures de route d'ici. Une grosse journée en perspective demain en souhaitant que mère nature soit de notre côté pour cette deuxième portion du voyage. Espérons que nous notre cierge brûle toujours à Lourdes!

jeudi 12 juin 2014

Vaincre le col du Tue-Malet..., 12 juin

Notre cierge pour la Ste-Vierge doit sûrement encore brûler à Lourdes car le soleil est plus que souriant ce matin!!! Vous connaissez déjà la routine du matin cher lecteur: céréales au café pour Rodolphe, Michel et votre humble serviteur sur le Nutella et yogourt vanille pour tous! Il faut s'assurer de bien faire le plein d'énergie car la grosse commande de la semaine est aujourd'hui: le Col du Tourmalet (rebatisé Tue-Malet par Agnès!) qu'on surnomme ici le géant des Pyrénées et nous avons tous compris pourquoi...: 2115 mètres de hauteur sur 17 km avec une moyenne de pente de 7,3%... dans une chaleur quasi suffocante... Classé encore une fois hors-catégorie par le Tour de France.... le tout avec au préalable un warm-up de 32 km à partir de la maison pour s'y rendre. Donc 6 heures sur la selle à 36 degrés celcius dans un col impardonnable.... et en réparation en plus....

Évidemment, départ plus tôt pour tous à vélo car la journée sera longue. Alors à 8h45 nous étions tous en selle pour la descente vers Argelès-Gazost et ensuite rejoindre le pied du sommet soit le village de Luz-St-Sauveur. Pour y arriver, il faut prendre une route départementale assez achalandée qui nous met en jambe pour affronter le monstre.... Sur le chemin du col, nous voyons plusieurs panneau indiquant que le col est fermé mais à tout prix, nous sommes en mission et nous n'avons pas traversé l'Atlantique (pour JiPi, Michel & moi) pour manquer le plat principal....




Arrivé à Luz-St-Sauveur, nous constatons rapidement que le tour de France passera par le Tourmalet cette année car il y a des réparations partout, des camions partout, de l'asphalte fraîche partout, des barrières partout bref, le Tourmalet est assiégé par les équipe responsable de "goudronner" comme on dit ici (asphalter chez nous) le col. La première partie du col est vraiment longue.... dans l'asphalte fraiche et on pouvait même entrendre nos pneus fusionner littéralement avec l'asphalte. Parfois, il y a des passages dans lesquelles on se croirait dans Paris-Roubaix: comme si nous étions sur des pavés mais en fait c'était les réparations de la route: il faut éviter cailloux, trous... c'est le Tourmalet mais version dégradé donc encore plus difficile, chaleur en prime.



 


Tous s'entendent pour dire que c'est un col TRÈS difficile considérant le pavé irrégulier, la température et bien sûr l'agression de la pente et de la longueur du col.... Une fois le col franchit avec brio par tous, une discussion autour d'un coca-cola confirme que la souffrance était commune... Très difficile ce col mais QUELLE satisfaction de l'avoir conquit!!!!!! Il y a beaucoup de monde au top du col et on constate rapidement la satisfaction de chacun des cyclistes. La tenancière du restaurant au haut du col nous confirme que nous avons pris le versant le plus difficile soit par Luz-St-Sauveur.










La descente se fait douce mais il fait chaud... vraiment chaud et la machinerie est toujours bien présente dans la descente tout comme l'asphalte encore tout chaude.... Cependant, le thrill de descendre à des pointes de 55km/h dans l'asphalte neuve est quelque chose que je n'oublierai pas!










Le chemin du retour est ponctué de... cailloux! En effet ici on goudronne les routes et on ajoute des cailloux par dessus... alors lorsque c'est frais comme réparation, les cailloux rbaptisé le "Col d'Aucun" car c'est vraiment une montée de 7km qui assomme surtout après une telle journée.

De retour à la maison, on s'étire, on nettoie les vélos, on se paye une tite bière alors que les trois Québecois prennent le chemin du Carrefour Market pour préparer le souper Québecois: des hamburgers sur le barbecue de charbon de bois!!!! Ils sont donc bien mangé ces hamburgers et il est maintenant 21h ici et le besoin de dodo se fait sentir....


Demain le programme n'est pas encore arrêté: du vélo? une rando au cirque de Gavarnie? les deux? on ne sait trop mais vous le saurez (comme nous d'ailleurs!) bientôt! Merci de nous suivre!

Par Jean Breton

mercredi 11 juin 2014

Hautacam: Le Barbecue humain!, 11 juin

Déjà mercredi... le temps passe vraiment vite... même si on s'ennuie définitivement des gens qu'on aime... On pense à vous et vous savez qui vous êtes! Hier nous avons fait brûler des cierges à Lourdes entre autre pour que Dieu dispose finalement et nous offre du beau temps aujourd'hui et bien: ÇA MARCHE! Au réveil ce matin il y a bien le traditionnel brouillard Pyrénéen mais le ciel s'est dégagé et le soleil se montre de plus en plus la couenne alors nous serons en mesure d'attaquer le plat principal de la journée: Hautacam!!!


C'est la fête à Michel aujourd'hui!!! Et ce sera celle de Rodolphe le 14 alors nous sommes en célébration perpétuelle! Nous prenons le traditionnel déjeuner ponctué de baguettes traditions, de café bien sûr et du fameux miel liquide de Rodolphe! D'ailleurs Rodolphe s'est même payé des céréales dans son café!!! C'est Français hein!!!

Le rendez-vous à la ligne de départ est fixé pour 10h. Le soleil est déjà bien présent et ce sera chaud on le sent... Nous préparons les vélos: gonfler les pneus, préparer le ravitaillement et tout le nécessaire pour affronter le monstre qu'est Hautacam.

Hautacam, c'est 13,6 km de montée à 7,8% de moyenne et entre le 8ième et 11ième kilomètre nous sommes à plus de 10%..... Hautacam sera d'ailleurs au programme du Tour de France cette année comme dessert de la 18ième étape le 24 juillet prochain. C'est un casse patte et le magazine de vélo Français "Le Cycle" écrit d'ailleurs à son sujet: "C'est une course de côte, sur la rampe assassine d'Hautacam qui a toujours fait des dégâts et creusé les écarts". David Moncoutié, coureur du Tour de France dit qu'il garde un mauvais souvenir: "C'est un véritable calvaire. L'ascencion m'avait semblé très longue , avec un fort pourcentage. Cela n'en finissait plus." Alors voilà ce qui nous attend....

Nous prenons donc le chemin du col mais cette fois par les routes locales et non par la route Nationale qui est achalandée. Nous atteignons donc le bas du col au bout de 30 minutes de réchauffement en le village de Ayros-Arbouix. Déjà les premiers killomètres se font très lourds sous la pédale et le décompte du nombre de killomètre franchi s'éternise de plus en plus... La chaleur s'installe... il fait chaud... c'est un vrai barbecue humain pour reprendre l'expression de Michel! Michel et JiPi ouvre la danse, votre humble serviteur suit pas trop loin derrière et Rodolphe avec Agnès en fermeture de peloton. Chaque coup de pédale est lourd et chaque mètre est gagné avec beaucoup d'effort... Les répits se font rare et la pente définitivement sans merci: des cycliste en vélo de montagne marche d'ailleurs à côté de leur vélo car l'effort est trop intense avec ce type de vélo. Même un disait: "c'est plus rapide de marcher!" La portion à 10% est vraiment difficile et parfois un détail peu faire la différence pour donner de l'énergie à continuer: au beau millieu de ce passage il y avait le village de St-André. Immédiatement j'ai pensé à mon frère et c'est comme si j'avais eu un boost, de penser à lui et me revoilà relançant mon effort debout sur mon vélo en danseuse. Merci Dédé!

 
 

 
 



Nous atteignons alors tous le sommet! Wow que c'est beau!!! Rodolphe, Jean-Pierre et Michel dans l'ordre, Jean pas très loin encore une fois et Rodolphe, en gentleman, redescend pour supporter Agnès pour le reste de sa montée. Nous somme vraiment, mais vraiment tous très fier de nous! C'est un grand effort mais Hautacam demeure un col magnifique offrant presqu'à tout moment des paysages à couper le souffle! Un autre col Hors-Catégorie du Tour sous la cravate!!!







La descente se fait douce et un arrêt à une fontaine d'eau est nécessaire afin de ravitailler les bidons! Il reste maintenant le retour à la maison qui ne sera pas de la tarte... La descente nous ramène dans le village d'Argelès-Gasozt et il faut franchir la montée interminable vers Aucun qui est d'environ 7km.... Alors, nous avons Hautacam dans les jambes, le soleil qui plombe à grands feux et il faut revenir: c'est presqu'aussi difficile que Hautacam à cause de la fatigue et de la chaleur mais aussi de par la prente qui n'arrête pas de continuer.... c'est difficile pour tout le monde.... mais enfin nous voyons la pente qui mène vers notre village d'Aucun et la maison.... ENFIN!

Avec une much needed douche s'en suit un dîner à l'extérieur sous le soleil avec salade, charcuterie et rosé!!! Un petit repos et JiPi et Jean prennent la route d'Argelès-Gazost (cette fois en auto heureusement!!) pour faire les courses pour le souper de ce soir car bien évidemment, nous allons souligner la fête de notre ami Michel!

Alors il va se préparer sous peu ce souper de fête et nous souhaitons pour demain de la belle température car nous prévoyons affronter le monstre des Pyrénée: le Col du Tourmalet. Nous prions donc pour que Dieu dispose en notre faveur et comme notre cierge doit sûrement brûler encore à Lourdes, nous croyons en notre bonne étoile!

Par Jean Breton

mardi 10 juin 2014

La business du Christ!, 10 juin


 
Le réveil se fait moins brutal ce matin alors que les effets du décalage horaire s'éfrite de plus en plus depuis notre arrivée en sol Français. Plus "brutal" cependant est la météo alors que ce matin il y avait la pluie, un énorme brouillard et les nuages lourds qui s'imposent dans le ciel. Il y avait bien sûr au programme notre montée d'Hautacam ce matin cette mais cette citation si chère à ma mère: "L'homme propose et Dieu dispose" prend encore une fois son sens. Alors les plans sont révisés et nous optons tous pour un "footing" comme on dit ici c'est à dire un bonne sortie de jogging! Tous avaient en tête que nous partions pour 6 km... Nous prenons alors notre temps pour déjeuner, offrir nos voeux de joyeux anniversaire à notre patriarche Jean-Pierre (qui célèbre aujourd'hui ses 67 ans, Bonne fête encore JiPi!), suivre la météo pour finalement tous être à la ligne de départ pour 11h. Une bonne descente débute notre séance pour ensuite remonter, remonter, remonter, remonter, remonter, remonter, remonter, remonter (câlis..), remonter et encore remonter pour finalement se rendre compte que nous nous sommes littéralement tappé un col à la course. Vous avez bien lu: nous avons monté le col de Bordères qui culmine à 1156 mètres en course à pieds!!!!! Un bon entrainement pour tous mais personne ne croyait qui nous étions pour parcourir 18km de course en montagne en plus!!! Pour votre humble serviteur, c'est un excellent test car tout le long de ces km, et malgré la pente, le forme y est bien et c'est la récompense de toutes les courses extérieures de cet hiver!

De retour à la maison, une chose s'impose bien avant la douche: s'étirer!!!! Mais ensuite la douche est bienvenue tout comme un léger dîner afin de tenir pour notre première visite "touristique" du voyage: Lourdes! À l'endroit même ou la sainte vierge est apparemment apparue devant la désormais célèbre Sainte-Bernadette. C'est un choc....



Nous prenons donc la route de Lourdes et Rodolphe veut absolument que je souligne que nous étions en route à 15h20 afin, espérons-le, que notre vie soit changée à jamais!!! Nous suivons donc les indications pour Lourdes-La Grotte que nous finissons par atteindre. Une fois la Citroën C5 de Rodolphe bien stationnée, nous empruntons la "main street" vers la Grotte.... Mais quel choc!!! Un vrai cirque! Presque digne de Las Vegas avec des néons un peu partout mais nous sommes bien en territoire de la Ste-Vierge, de Dieu mais réellement, nous constatons rapidement que c'est la business du Christ!! Et c'est presque triste: des pèlerins de partout, des tonnes d'handicapés qui sont trainés par leur famille près de la fameuse grotte espérant le miracle, "parade des malades" à 17h... c'est d'une tristesse inouïe et on se demande vraiment où est la nature Chrétienne dans tout ça. Tout le long de cette rue qui nous mène vers la grotte, on cherche à vendre des cierges, des chapelets, des t-shirts et même des bavettes pour bébé à l'effigie de la Ste-Vierge.... 
 
 
 



 
 
 
 

 

 



Au dessus de la fameuse grotte où serait apparu la Vierge, une méga-cathédrale a été érigée afin de recevoir les pèlerins et des pèlerins, il y en a.... partout: des noirs, des blancs, des Italiens, des Brésiliens... Nous prenons la file pour pénétrer dans la grotte de pierres doucement lissées par les millions de pèlerins qui ont touchés la grotte avec leur mains... c'est quand même impressionnant.... Nous visitons la cathédrale, grimpons vers la crypte contenant des reliques de Ste-Bernadette pour terminer notre visite de Lourdes... et en bons pèlerins Chrétiens, nous terminons notre visite à la terrasse d'un bar de la "main" pour y boire une bonne bière à la santé de la Ste-Vierge!



Sur le chemin du retour, nous arrêtons au Carrefour d'Argelès-Gazost pour faire les emplettes pour les prochains jours... car encore une fois avec 5 bouches de sportifs à nourrir, il faut bien de la bouffe!!!!

C'est Agnès qui est au fourneau ce soir et c'est excellent!! Pâtes à la crème, aussi à la Bolognaise et viande hachée! On fête JiPi avec un bon St-Joseph 100% Syrah et c'est fabuleux! Et JiPi que votre humble serviteur baptise "La mouette rieuse" en honneur de Gaston Lagaffe car JiPi possède un appétit disons... sans borne... On le pardonne: c'est sa fête! Le tout culmine avec fromages Français et bientôt un St-Honoré pour fêter notre patriarche! Un autre excellent repas partagé entre amis qui nous font réaliser que la vie est belle.... Vraiment!




Demain, nous souhaitons que Dieu soit en harmonie avec nous suite à notre pèlerinage et qu'effectivement, si nous proposons d'attaquer Hautacamen, nous souhaitons que Dieu (ou la Ste-Vierge on ne sait trop) dispose en notre faveur!

Par Jean Breton

lundi 9 juin 2014

J'avais oublié..., 9 juin

Votre humble serviteur s'est payé tout un dodo, probablement même avec un filet de bave le long de la joue!! Mais décalage oblige, le réveil se fait à 5h... J'ai beau tenté de retrouver le sommeil: c'est en vain!!! Et tout le monde semble dormir à poings fermés.... Alors je me lève à 6h30 en espérant créé un effet d'entrainement.... qui ne viendra pas!!! Finalement, 8h30 est plutôt l'heure adoptée par tous pour débuter cette journée! Agnès, Rodolphe et Jean prennent la route d'Arrens-Marsous pour acheter succulents pain et croissants que nous avons tous littéralement dévoré tellement ils étaient bons!!!
Mais maintenant avec 5 bouches à nourrir, il faut retourner au Carrefour pour faire le plein de victuailles, mission à la charge de Jean et Michel qu'ils remplissent évidemment avec succès considérant leur grand talent!! Il est déjà 11h30 et le soleil brille alors il faut en profiter si on veut faire un peu de vélo! Nous voilà donc tous en selle pour une première randonnée Pyrénéennes! 


 Vue des Pyrénées de Aucun, c'est merveilleux


À peine échauffé, même pas 10 minutes sur le vélo, nous voilà déjà au pied de la première partie du Col de l'Aubisque qui débute en fait par le Col du Soular. Et ça monte en cri... et dès le début... Malgré l'entrainement sur le Tacx cet hiver et le début de saison de vélo, j'avais oublié à quel point c'était difficile de gravir les cols empruntés par les pros du Tour de France. Évidemment, du voyage des Alpes, seul les bons souvenirs des photos prisent au top des sommets étaient restées en tête mais le prix pour l'atteindre bien oublié. Un "reality check" sévère pour votre humble serviteur! Notre JiPi national quant à lui se délecte grâce aux 100 cols qui s'est tapés sur son Tacx cet hiver. Une vraie gazelle!!!! Il monte avec élégance tout comme Rodolphe qui n'a rien perdu de sa forme! 












 Vue de la route du col d'Aubisque à partir du col de Soulor




Alors oui le Col du Soular est difficile... on y trouve par contre de l'entertainement: chèvre de montagnes criant à tues tête, ânes broutant l'herbe et bien sûr crottins de chèvre se faisant "dorer" sur la route.... Ça change le mal de place comme on dit chez nous mais le mal est bien présent et semble peu déplaçable dans ce col à 8% de moyenne! Nous finirons par atteindre le sommet pour redescendre un brin pour faire la montée finale vers l'Aubisque. Il s'agit d'une belle montée avec des paysages à couper le souffle. Le souffle de Jean-Pierre fut d'ailleurs coupé lorsqu'arrivé au sommet, il prétend avoir vu un homme complètement à poil sur son vélo... oui oui! Tout en bizounne!!! Malheureusement, aucune photo ne peut confirmer s'il s'agit d'une hallucination ou bien d'un fait divers réel!!!! On prend quelques photos, on redescend, on roule encore un peu passé le chalet pour enfin y retourner! Les plus sages feront un 5 km de course comme cerise sur le sundae alors que les plus délinquants tomberont dans la bière.... Je vous laisse le plaisir de départager les rôles!!!!

 

Top du col d'Aubisque
 
Quelques obstacles à considérer

 Rodolphe et Agnés


 
Douche, apéro et nous voilà bientôt prêt pour attaquer la préparation du souper. Demain nous attaquerons semble-t-il Hautacam.... Espérons que les jambes tiendront bien le coup!!! Vous en saurez davantage demain!

Par Jean Breton

D-Day et merci les escargots!, 7-8 juin

Le fameux jour du débarquement qui est bien d'actualité chez-nous qu'ici en France. Mais pour Michel, JiPi et moi, c'est le débarquement dans les Pyrénées qui a débuté samedi matin tôt. On dit appelle aussi D-Day comme le jour le plus long et ce sera aussi notre cas! 

Alors que Michel et JiPi s'occupe de d'aller chercher la Grand Caravan pour nous amener à Montréal, votre humble serviteur est quant à lui au Cosmos pour un déjeuner avec ma Léa, ma Flavie et mes parents. 10h sonne et Michel est à la porte pour venir me chercher ... c'est l'heure des au revoir et de laisser mes deux amours en arrière... c'est toujours super difficile mais les filles sont pas mal concentrées dans leur capture d'escargots ce qui rend le tout un peu plus facile. Mais papa à le coeur gros.... Merci les escargots. Nous allons ensuite chercher JiPi et nous voià partie... première crainte aussi derrière car je suis resté traumatisé de notre expérience dans les alpes alors qu'une fois l'Opel pleine, il ne restait de la place que pour 2 personnes.....

La route pour Montréal défile tout comme nos discussions sur les cols que nous voulons gravir, les choses que nous désirons visiter et bien sûr le désir de retrouver nos amis Français! Les gens de Discount sont d'adon et nous débarque à l'aéroport dans la Grand Caravan donc pas de transfert de boite de vélo et bagages à faire dans un autre véhicule!

Tout se passe aussi super bien à l'aéroport alors que les bagages et les vélos sont vite enregistré alors rapidement nous sommes dégagés de nos bagages et nos grosses Bertha de case de vélo!!! Il reste donc beaucoup de temps à tuer car notre avion est en plus retardée de 45 minutes donc décollage à 18h.

Le vol se passe bien mais évidemment, il est difficile de dormir alors que nous sommes dans le ciel en pleine soirée sans vraiment l'envie ou le besoin de dormir. L'attérissage à Toulouse se fait vers 7h heure locale donc 1h du matin heure du Québec et en face de nous une grosse journée à venir....

La France et ses habitants sont disons pafois... à cheval sur les règles! Nous étions prêt à prendre notre auto à 8h30 mais l'heure indiquée sur le contrat était plutôt 10h..... Alors le cirque commence! "Alors Monsieur, nos autos sont sales, nous n'avons pas eu le temps de les laver...." ou bien "Vous savez, je suis rentré en avance pour préparer votre contrat" et moi de le remercier poliement et lui de répliquer "Le client d'abord"! Wow! L'expérience client est bien présente ici!!!!! Alors nous voilà enfin dans notre Ford Galaxy et autre crainte derrière: tout rentre dans la Galaxy!!!! Les vélos et les bagages.... même Michel!

Nous avons 1h30 de route pour rejoindre Aucun... oui oui! Aucun! Le nom du village dans lequel nous resterons pour les 7 prochains jours! Au fur et à mesure que nous approchons de la destination, les paysages Alpins des Pyrénées se dévoilent devant nous et c'est fantastique... Wow! Les sommets encore enneigés... c'est tellement beau! Nous faisons un détour vers l'épicerie Carrefour question de se ravitailler pour ensuite contacter la locateure de la maison que nous rejoint à la maison. Nous serons donc au coeur des Pyrénées, sur la route même du Col de l'Aubisque et les villages alpins typique peupelés par la mairie, la boulangerie et bien sûr l'église! La maison sera parfaite! De la place pour tous, 3 salles de bains, un grand espace vert à l'arrière pour l'apéro et même un garage!


Jean et Jean-Pierre 


Vue sur une petite colline de la maison


La maison à Aucun



Nous profitons de l'après-midi pour s'installer et pour remonter nos vélos. Nous n'avons toujours pas de nouvelles de nos amis Français alors qu'il est déjà 18h30 et que nous avons moulto moulto abusé de l'apéro!! Mais voilà que nous apprenons qu'ils sont à Lourdes et qu'ils seront avec nous pour souper! Nous sommes vraiment heureux de retrouver Agnès et Rodolphe avec qui nous partageons le souper! Didier, qui prétexte une blessure afin d'éviter la souffrance des Pyrénées, nous attends en Provence la semaine prochaine! Le souper est l'occasion de se ratrapper dans les nouvelles, de parler itinéraire et bien sûr de partager le vino ponctué des notes de Ukulele de Johnny!!! Mais pour votre humble serviteur, le mélange vino et fatigue est fatale: il a le malheur de s'asseoir dans le fauteuil pour retrouver profondémment le sommeil. Même Michel tente de le réssuciter en jouant ukulele et chantant mais rien y fait: Morphée est définitivement plus apaisant!!!!





Alors l'heure du dodo a sonné, et pour tout le monde. On se retrouve demain pour vous parler de nos premier coups de pédales Pyrénées!

Par Jean Breton